Edward Lorenz - météorologue - né le 23 mai 1917 et décédé le 16 avril 2008
Météorologue américain, Edward Lorenz a été en 1963 l’instigateur d’une théorie révolutionnaire, celle dite du chaos.
Face à la difficulté que la science rencontrait pour prédire avec précision l’évolution de la météo, il en a déduit qu’un infime changement des conditions initiales pouvait entraîner des bouleversements importants. Aussi le simple battement d’aile d’un papillon au Brésil serait suceptible de déclencher des perturbations atmosphériques telles que de terribles tornades au Texas.
Cette théorie du chaos fut considérée par certains scientifiques comme la 3ème révolution scientifique du XXème siècle, les deux premières étant celle de la relativité et la mécanique quantique.
Edward Lorenz s’est vu remettre en 1991 le prix Kyoto de sciences. Il s’est éteint à l’âge de 90 ans des suites d’un cancer.
L’effet papillon 
L’expression “effet papillon” est devenue une célèbre métaphore qui résume le phénomène de sensibilité aux conditions initiales mais a découlé sur le concept qu’un petit rien pouvait entraîner une catastrophe.
L’exemple le plus connu est celui de l’embouteillage à Sarajevo le 28 juin 1914 qui a permis à Gravilo Philip, terroriste serbe, d’assassiner François-Ferdinand, archiduc et héritier de l’empire austro-hongrois, ainsi que son épouse. Cet acte servit de prétexte au déclenchement de la Première Guerre Mondiale qui fut elle-même à l’origine de l’Union Soviétique, de la naissance du nazisme puis de la Deuxième Guerre Mondiale et du monde contemporain…
Le saviez-vous ?
Les ailes d’un papillon ne sont pas couvertes de poudre comme la texture que l’on sent en les touchant nous en donne l’impression. En réalité, les ailes sont recouvertes d’écailles qui se détachent dès qu’on les effleure et qui sont si fines qu’elles ressemblent à de la poudre.
Les couleurs des écailles constituent une défense pour éloigner les prédateurs ou à se fondre dans leur environnement.
